Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 01:51

Déprime en 2.0

Depuis toujours, je rêve d'être à la tête d'une publication qui n'offrirait que des bonnes nouvelles aux lecteurs. Mais depuis toujours, on me dit que ça ne serait pas rentable. Et pour cause! Vous le savez mieux que quiconque, lorsque nous demandons à une personne si elle va bien et qu'elle répond oui, la conversation se termine là. En revanche, si la réponse est négative alors commence une série de questions sur le pourquoi du comment ;) 

Deshaies femmeCarac-1-3Photo: (Luchon - Haute-Garonne - Février 2010) Sylvain Deshaies

Un autre exemple: jamais les journalistes ne feraient un reportage sur une journée où les températures saisonnières seraient normales. Aucun intérêt. En revanche, les intempéries, comme la  tempête Xynthia l'hiver dernier, font en général la Une des tous les médias, parce qu'il y a matière. Pas besoin de vous expliquer, vous comprenez.

Alors ce soir...

OF Basket + randonnée2

Quelle fin de week-end déprimante en ce dimanche soir! Il n'y a pas un site d'actualités porteur de bonnes nouvelles. Même l'équipe de France vient d'être éliminée par les Turcs au Mondial de basket. Les Bleus se sont inclinés sur le lourd score de 95 à 77, alors qu'aux lendemains de leur victoire face à l'Espagne, le Canada et le Liban,  ils fanfaronnaient.

Ce soir, il n'y a pas, en effet, un site d'information qui n'évoque pas des morts, des accidents, des grèves, des situations inquiétantes comme ce texte, somme toute fort intéressant sur le fait qu'en France, dans un établissement scolaire sur dix, l'air y est malsain. 

The Boston Globe raconte à la Une de sa page web, l'histoire de ce livreur de pizza qui a été attiré dans un bâtiment puis poignardé à Boston pour un vol de 100 dollars. Le pire dans ce fait divers, c'est comme le rapporte The Boston Globe, cette agression n'a pas surpris les restaurateurs locaux et les travailleurs de livraison, qui ont déclaré au Globe, que les vols et agressions sont si fréquents... 

Boston Globe. Pizzaman

À filer le bourdon

Cyberpresse-A202Qu'elles soient suisses, québécoises, américaines, françaises, isaréliennes, asiatiques ou africaines, les nouvelles, ce soir, me filent le bourdon.
Je vous assure que lire pendant près d'une heure sur le site  Israel7.com que des roquettes étaient cachées dans une mosquée au Liban, que la  tempête Earl en Nouvelle-Écosse a encore fait des morts, que la semaine qui commence en France démarre avec  deux jours de grève, dont celle de mardi à l'échelle nationale, qu'au  Japon, la chasse aux dauphins vient d'être lancée... Bref, vous comprenez mieux maintenant mon état d'esprit du moment.

Et là, il ne s'agit que de quelques exemples parmi tant d'autres. Le nombre de morts qu'il y a eu ce week-end est incroyable: à Cholet, deux vététistes; en Bavière une femme tuée par un petit avion; en Suisse, un motard a percuté une balustrade; en Irak, un kamikaze a tué douze personnes; au Guatemala, on  compte 18 nouveaux morts en raison des intempéries; au Caucasse, au moins trois morts dans un attentat suicide; au Québec, deux morts sur l'autoroute 20... et même au Grand Prix Moto de St-Marin,  un pilote est décédé, le Japonais Shoya Tomizawa.

France info grève3   Israël Mosquée3

Enfin une bonne nouvelle!

Alors je me suis dit qu'à presque 23 h 30, je devrais peut-être aller me coucher, mais je ne voulais pas rester sur ces infos démoralisantes. J'ai donc continué à surfer plusieurs minutes. Et puis, par hasard, je suis tombée sur le site  Zest Of People que je ne connaissais pas et qu'est-ce que j'y ai trouvé ? Une bonne nouvelle bien sûr...

Céline2Eh oui, pour ceux et celles qu'ils ne le savaient pas et contrairement à ce que le magazine Ici Paris annonçait,  Céline Dion vit une grossesse tranquille. Fiou!

Bon, là je crois que je peux aller me coucher d'autant plus que je viens d'entendre à la radio que Johnny Hallyday sera sur scène en 2012 après la sortie d'un nouvel album.

Wow! Une chance que les people sont là pour nous remonter le moral ! ;))

 

Corinne Sorin

 

 

 

 


Par Boo026 - Publié dans : Vie quotidienne
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 06:00

Une première rentrée des classes pour Coline et Amandine

tableau-rentree.jpg

Comme la plupart des élèves, elles ont un cartable neuf. Elles ont même préparé leur petite trousse. Comme tous les petits Français, elles commencent l'école ce matin. Elles débutent, officiellement, leur carrière de professeur des écoles.
Coline Delhomme et Amandine Hervouet, deux professeurs des écoles stagiaires, sont très excitées à l'idée de rencontrer les élèves (ce ne sera toutefois que lundi pour Coline, en formation ces deux prochains jours). Et même si elles ne seront titulaires qu'après les vacances de la Toussaint, elles trépignent d'impatience. «Je vis très bien cette première rentrée même si celle-ci est arrivée très vite», raconte Coline. «Pour l'instant, je ne suis que professeur des écoles stagiaire. Dans le département de l'Indre, nous sommes d'abord en stage dans la classe d'un maître-formateur jusqu'à la Toussaint. Nous serons donc amenés à l'observer puis à prendre progressivement la classe en main. Ce ne sera qu'à la rentrée début novembre que nous débuterons sur un poste en responsabilité», explique-t-elle tout en précisant qu'à ce moment-là, elle sera enseignante pour des CM2, des petits de moyenne/grande section de maternelle et des CE1, dans trois villages différents, soit deux jours par semaine à Levroux, un jour à Vineuil et un jour à Céré-Coings «qui sont tous des villages situés à 15 minutes maximum de Châteauroux
Des professeurs mobiles
ColinePour Amandine, ce ne sera guère mieux. «Je suis originaire de Châteauroux et j'enseigne dans l'Eure et Loire à Chartres ! Le seul hic... mon compagnon est resté sur place. Donc la relation à distance va nous être imposée ! En novembre, j'aurais quatre compléments dans quatre classes différentes ( un CP, un CE1, une maternelle, et enfin un CM1 ) dans trois villes différentes à proximité de Chartres ( Lucé, Mainvilliers, Morancez)», confie la jeune enseignante.
Malgré ces désagréments, elles se sentent prêtes à tout affronter. Amandine sait déjà ce qu'elle va dire à ses élèves de CM1 ce matin. «Je vais leur dire que j'ai envie de bien travailler avec eux et de passer deux mois de travail et de plaisir. Je pense que le premier contact est très important aussi bien avec les élèves qu'avec les parents», dit-elle.


Coline Delhomme (Collection personnelle)

Le secret d'enseignement
À la question Quel est le secret d'une bonne professeur des écoles ? Coline répond «De la motivation, de la patience, de l'organisation et de la pédagogie bien sûr! Il ne faut pas croire que le travail d'un professeur des écoles s'arrête à l'heure où les enfants sortent de l'école, c'est un investissement qui va bien au-delà...» Quant à Amandine, elle croit que le vrai secret c'est d'aimer les enfants, de croire et de s'investir dans son métier tout en gardant un peu de temps pour sa vie privée !
Après en avoir rêvé petites, après avoir joué à la maîtresse dans la cour de récréation, elles réalisent toutes deux qu'aujourd'hui ce n'est plus un jeu, mais leur métier, «et j'en suis des plus heureuses», s'enthousiasme Amandine.


Retenir les prénoms, tout un défi !
Allez, les filles, dites-nous comment ferez-vous pour retenir tous les prénoms de vos élèves ? «J'ai un truc, c'est de répéter les noms dans ma tête en cherchant les élèves du regard! Et je répète cela plusieurs fois», avoue Amandine. Coline semble de son côté un peu plus hésitante. «Je crois qu'il va falloir que je me munisse de trombinoscopes pour les apprendre par coeur car s'il y a environ 25 élèves par classe, il me faudra en retenir une centaine ! À l'école élémentaire, ils peuvent également mettre une étiquette sur leur table avec leur prénom, en attendant que je les retienne», sourit-elle.

Corinne Sorin

Coline Delhomme a fait une faculté d'anglais où elle a également suivi une option la préparant aux métiers de l'éducation. Elle est ensuite rentrée à l'Institut de Formation des Maîtres pour préparer le concours.

Amandine Hervouet a une licence en administration gestion.

 

 

Par Boo026 - Publié dans : Société
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 16:05

Olé toros !

Deshaies sylvaindeshaies.com-3Photos: Sylvain Deshaies

11 heures du matin. Petite arène de Céret  dans les Pyrénées Orientales. Escalier 6, rang 11, siège 170. 38 degrés Celsius. Zéro zone d'ombre. Trois bouteilles d'eau glacée. Deux heures sous une chaleur tropicale à me demander si c'était bien ou mal d'être là!
Sur le programme trouvé sur Internet, il était écrit "Spectacle taurin". Tels de vrais touristes, nous souhaitions vivre l'ambiance d'une Féria  et partager toutes les activités comme l'abrivado, cette course de vachettes dans les rues de la ville. Oui mais voilà, si Céret est reconnu comme un haut-lieu artistique de la Catalogne, où Pablo Picasso, Luis Francisco Espla et Jean Cocteau y avaient notamment pris leurs quartiers, j'ignorais que Céret est, à ce point, une ville résolument passionnée de toros bravos. Deshaies sylvaindeshaies.com-1

Chaque année donc, Céret organise des corridas dans le cadre de sa Féria , au grand plaisir des aficionados et au grand dam des groupes anti-corridas. Dans la plus pure des traditions, Céret propose ainsi deux novilladas  en matinée mettant en scène de jeunes toreros et deux corridas en soirée, avec des matadors plus expérimentés.
Bien naïvement, j'avais en tête cette phrase de Cocteau "La haine est absente d'une corrida. N'y règnent que la peur et l'amour"... Bien naïvement, j'avais imaginé que "spectacle taurin" signifiait passes de capes de toreros, éclatants dans leurs habits de lumière , où seules l'adresse et l'élégance des poses des matadors auraient suffi à offrir une fabuleuse chorégraphie, proche d'une oeuvre d'art. Certes, les deux jeunes mexicains Sergio Flores (19 ans) et Mario Alcalde (20 ans) ainsi que leur cuadrilla se sont distingués par leur dignité, leur application, leur élégance et leur courage (ils ont tous les deux été blessés au combat, Flores plus sérieusement puisqu'il a été encorné au testicule droit , ce qui lui a valu une intervention chirurgicale), mais une corrida, c'est plus que ça! C'est aussi la mise à mort du taureau.

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Lors de cette novillada, il y a eu quatre estocades. Nous sommes restés jusqu'à la fin. Nous avons assisté quatre fois au tercio de pique, au tercio de banderilles et au tercio de la faena de muleta. Quatre fois, nous avons vu des picadors tester la bravoure du taureau, quatre fois nous avons assisté à l'achèvement de la bête par l'un des péones à l'aide de son puntilla. Quatre fois, on a vu passé le train d'arrastre avec la dépouille de l'animal. On aurait pu partir avant la fin. Sans doute! Mais, nous sommes restés, non pas par voyeurisme, ni par goût du sang ou de la barbarie.

Deshaies sylvaindeshaies.com-5

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Nous sommes restés dans la petite arène, c'est tout. Pris par surprise, nous nous sommes laissés prendre au jeu. En sortant de là et après avoir discuté avec quelques locaux, je crois qu'aujourd'hui, nous comprenons mieux cette passion que partagent ces gens. Nous saisissons un peu plus leur culture, et surtout, cela nous permet de mieux en parler... sans préjugé.

Ce qui est certain, en revanche, c'est que je n'oublierai jamais cette brûlante matinée du mois de juillet 2010. OLÉ!

 

Corinne Sorin

 

Chaque année, environ 1500 corridas, piquées ou pas, sont organisées en France et en Espagne. Il existe des articles de lois qui définissent les statuts juridiques de ces événements. En France, l'article 521.1 du Code pénal fait loi.

 

 


Par Corinne Sorin - Publié dans : Société
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 06:00

De la table à la terre

compostage

C'est décidé: je me mets au compostage. Pourquoi maintenant me direz-vous? Parce que j'estime qu'il est temps que j'en fasse un peu plus pour notre Planète. Bien sûr, je recycle depuis des années, j'ai équipé mes robinets de «mousseurs» qui permettent de réduire le débit d'eau de 30 à 70 % (débit de 4 et 8 litres/minute au lieu de 12 litres/minute) sans perte de confort, j'éteins les lumières si je ne suis pas dans les pièces, mais je me suis dit que je pouvais faire encore plus, notamment après avoir parlé avec une amie qui m'a littéralement vanté les avantages et les bienfaits du compostage.

Saviez-vous que nous produisons une quantité considérable de déchets de toute nature : 180 kg par an et par personne en 1980, 360 kg aujourd'hui et 400 kg très prochainement. Par personne et par an, nous produisons 60 kg de déchets cuisine et 100 kg de déchets jardin. Pas de doute, le compostage est à entreprendre sans tarder. Il nous faut, en effet, vite réduire nos déchets, avant que ça ne déborde ! Car il y a véritablement risque de saturation des installations de traitement. La quantité de nos déchets augmente sans cesse ; pour preuve, elle a doublé en 40 ans.  849 000 000 tonnes de déchets sont produits en France chaque année.

Dechets.jpg

Une bonne gestion des déchets ménagers prend donc en compte le compostage individuel car il permet de réduire considérablement les tonnages collectés. Le principe est simple : les matières biodégradables se décomposent en compost sous l’action simultanée de l’air, de l’eau et du temps.

À compter de demain (oui seulement demain, car je dois aller acheter un bac à compost), je réaliserai donc mon compost à partir des déchets végétaux de mon jardin comme les feuilles, l'herbe coupée, les fleurs fanées, mais aussi de nos déchets organiques domestiques comme les épluchures de légumes et de fruits, le marc de café, les poches de thé, les coquilles d'oeuf et de noix, le pain, les pâtes, les aliments périmés sortis de leur emballage, etc...

On m'a dit que le compost peut être prêt au bout de deux mois, ou au bout de deux ans, cela dépend des conditions climatiques, du lieu où se trouve le tas de compost. Disons que la bonne moyenne pourrait être un an. Alors, après quelques mois de patience, je finirai par obtenir un produit stabilisé, hygiénique, semblable à un terreau, riche en composés mimiques, soit un engrais naturel gratuit. Bon, bien sûr, ça me demandera un peu de travail, parce que le compost, ce n’est pas qu’un tas de déchets laissé à pourrir. Il faut l'entretenir, mais comme le scandait la Ville de Dijon dès 2001, «composter, c'est facile!»

Éco-civisme

Vous l'avez compris, en décompostage 2cidant de composter, je pose, non seulement, un geste éco-civique mais aussi économique, puisque je vais dépenser moins d'argent en réduisant le nombre de sacs poubelle, et réussir à diminuer les charges pour ma communauté (je pense bien évidemment au ramassage des ordures).

Le compost obtenu sera aussi facilement valorisé sur mon jardin, dans mes bacs de fleurs ou sur mes arbustes, diminuant ainsi les achats d'engrais et de terreau, puisqu'une mesure de compost de 60 litres devrait apporter à mon jardin l'équivalent de 1 à 2 kilos d'engrais.

Reprendre aujourd'hui cette idée traditionnelle, car elle n'est pas nouvelle, il suffit de penser à nos grands-parents ou arrières-grands-parents, me plaît. En effet, au moment où les gens cherchent des moyens positifs de contribuer directement à la protection de l'environnement, je me dis que, de mon côté, je viens d'en trouver un, dont, les résultats seront certainement très satisfaisants.

Corinne Sorin

Par Corinne Sorin - Publié dans : Vie quotidienne
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 12:25

J'aime le Québec

Drapeau du Québec

Ce n'est pas parce que je ne serai pas au Québec cette année que je ne fêterai pas, demain le 24 juin, la Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec.

Non seulement, toute la journée, la musique québécoise résonnera à fond dans la maison grâce aux Cowboys fringants, Marie-Mai, Mara Tremblay, Jonathan Painchaud, Robert Charlebois, Les trois accords, Florence K., Catherine Durand, Daniel Boucher, Marjo, Jean Leloup, Éric Lapointe, Pierre Lapointe, Pascale Picard, Gerry Boulet, Ariane Moffat, Marie-Pierre Arthur, Plume Latraverse et tant d'autres..., le drapeau du Québec flottera dans mon jardin, le menu sera québécois et bien évidemment, je porterai fièrement les couleurs du Québec, soit le bleu et le blanc.

Si TV5 Monde retransmet le spectacle de la Saint-Jean au parc Maisonneuve de Montréal, je le regarderais, en famille, et s'il n'est pas diffusé, alors nous écouterons un film québécois ou une des excellentes téléséries que produit le Québec.

Un Québec enthousiaste et convivial

Vous le savez, j'adore le Québec. J'y ai vécu 17 ans. Dix-sept ans de pur bonheur, de partage de valeurs trop souvent oubliées sur le Vieux Continent, à part peut-être en Irlande où j'ai retrouvé beaucoup de similitudes avec le Québec.

Ce que j'aime au Québec, c'est de voir combien les Québécois expriment avec passion une joie de vivre unique en Amérique du Nord! Ce que j'aime, c'est de constater qu'au fil des années, le Québec s’est forgé une personnalité originale, empreinte de simplicité. Là-bas, les gens adorent s’amuser, comme le prouve d'ailleurs un carnet de fêtes bien garni avec, notamment, l'organisation de nombreux festivals tout au long de l'année. Cette vitalité culturelle débordante, mais aussi sa vitalité tout court, font du Québec, une destination de choix pour les touristes de plus en plus nombreux mais aussi pour ceux et celles qui, comme moi, ont décidé un jour de s'y installer. Je m'y suis toujours bien sentie et surtout bien accueillie. L'hospitalité québécoise n'est pas une légende, je vous le confirme!

J'ignore si un jour, j'y retournerais y vivre, mais ce que je sais c'est que le Québec, dans son entier, me manque énormément. Au fond, je crois bien que «je suis en amour» avec lui.

Bonne Saint-Jean à tous!

Corinne Sorin

 

 


Par Corinne Sorin - Publié dans : Société
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 11:58

Ça tweet fort aux États-Unis!

Twitter

 

Si vous pensez que ça tweet fort ces temps-ci avec la Coupe du Monde de football, les vuvuzélas et les déboires de l'Équipe de France, attendez de connaître le nombre de tweets envoyés lors de la finale de la NBA opposant, jeudi dernier, les Lakers de Los Angeles aux Celtics de Boston!

Avec une pointe à 3085 tweets par seconde   (avec plus de 185 000 tweets par minute), les derniers records, à peine entrés dans l'Histoire, ont déjà été effacés.

En effet, le précédent remontait tout juste à la victoire du Japon devant le Cameroun le 14 juin  dernier en Afrique du Sud, avec 2940 tweets enregistrés par seconde…

Quant au premier but du Brésil contre la Corée du Nord, le lendemain, il avait enregistré 2928 tweets par seconde.

Il faut savoir qu'en moyenne le trafic sur Twitter est habituellement d’environ 750 tweets par seconde soit environ 65 millions de messages par jour écrits par 190 millions d'utilisateurs.

Cependant, la Coupe du Monde  risque à nouveau de faire exploser Twitter. C'est pourquoi, le réseau a doublé ses capacités pour cet événement afin d'éviter la saturation et que la baleine se fasse plutôt discrète sur les écrans.

«Pour des matchs très suivis, nous anticipons une hausse significative de l'activité sur Twitter», a expliqué aux médias, Jean-Paul Cozzatti,  un de ses ingénieurs. Évidemment, ce pic d'audience devrait être atteint lors de la finale, le 11 juillet prochain. Rappelons qu'en 2006, plus de 600 millions de personnes dans le monde avaient assisté à la victoire de l'Italie face à la France à la télévision.

Capture d’écran 2010-06-21 à 12.45.46

Pour éviter la surcharge, Twitter a également décidé de proposer une page spéciale Mondial, page qui permet aux internautes de «s’affronter» en parallèle des matchs.

Corinne Sorin

 

 

Par Corinne Sorin - Publié dans : Société
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 06:00

À vos marques...

Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait l’origine du nom de la marque de votre voiture? Bien évidemment, tout le monde connaît l’histoire extraordinaire d’Henry Ford, de Citroën ou de Renault, mais les autres? J'ai écrit récemment cet article pour un quotidien, je vous en propose quelques extraits.

logo-toyota
Kiichiro Toyoda a fondé Toyota le 28 août 1937. Il est l'héritier d'une grande famille d'industriels : son père, Sakichi Toyoda, avait été l'inventeur d'un métier à tisser automatique en 1924. Cependant, les Toyoda ont souhaité utiliser le nom Toyota, parce qu’en japonais Toyoda s'écrit en dix traits de pinceau, dix étant un nombre malchanceux, le nom a été volontairement changé en Toyota qui s'écrit en huit coups de pinceau. Quant à son logo, il est constitué de trois ellipses qui symbolisent «l’union du consommateur et de l’âme du produit».

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Le plus petit des grands constructeurs japonais tient son nom de celui de son fondateur Soichiro Honda, un élève pourtant médiocre mais créatif. À dix ans, il sait construire des vélos. À 16, il dépose son premier brevet. À 22, il créé un atelier de mécanique. Ayant fait de l’innovation son credo, créateur exceptionnel, capable de bouleverser toutes les idées reçues, il réussira à fonder en un temps record un véritable empire industriel.

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La marque Mercedes est fondée de la fusion de Daimler et de Benz en 1926. C’est toutefois à Emil Jellinek que nous devons le nom de Mercedes. Aventurier, riche, passionné de courses automobiles et homme d'affaires, cet Autrichien était le consul de son pays à Nice au début du siècle. En 1900, il commande 36 voitures à Daimler pour les vendre sur la Riviera, sous le nom de sa fille aînée, Mercedes. Le succès est au rendez-vous et il obtient bientôt la représentation de la marque pour les marchés français, belges, austro-hongrois et américains.

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L'origine du mot  Volvo provient de «Volvere», qui signifie en latin «je roule». Lancée en avril 1927, la première Volvo s'inspirait largement de la Ford T. Mais ce n'est seulement qu'après la seconde guerre mondiale que Volvo prend véritablement son envol avec le lancement d’une petite berline au premier pare-brise feuilleté. La firme Volvo a été créée en 1927 par Assar Gabrielsson et Gustaf Larson, à Göteborg en Suède.  Le cercle percé d’une flèche dans le logo de la marque symbolise l’acier suédois synonyme de puissance.

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L'histoire de Hyundai qui signifie « génération moderne » en coréen, est liée à celle de son fondateur, Chung Ju-yung (1915-2001). Fils de paysan, il quitte sa famille à 16 ans et pratique plusieurs petits travaux pour survivre: manœuvre, marchand de riz et réparateur de voitures. Il fonde en 1947 Hyundai Engineering & Construction qui restera le centre de son groupe. Après la guerre de Corée, les Américains de Ford lui confieront la réparation de leurs véhicules militaires et la construction des baraquements pour l’armée des États-Unis.

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Mitsubishi signifie trois diamants en japonais d’où ces trois pierres rouges disposées en triangle dans le logo.  Plus précisément, Mitsubishi est un nom composé de deux caractères kanji. Le premier caractère se prononce "Mitsu" et désigne en japonais le nombre 3. Le second se prononce "hishi". Il désigne la châtaigne d'eau, mais le sens s'est transformé en diamant en japonais du fait de sa forme en diamant. Issue de la société Mitsubishi Mail Steamship Company qui fut créée en 1875, la firme Mitsubishi est la plus ancienne firme automobile japonaise.

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Jyujiro Matsuda fonde la firme Mazda en 1934. Le "Tsu" japonais ressemble au "Z" occidental et Matsuda devient Mazda. Plus poétiquement, on raconte que le nom Mazda provient d’Ahura Mazda, un dieu ancien de la religion perse, considéré comme le créateur du monde et le guide de l'être humain vers le Bien.  Un nom qui ressemble aussi beaucoup phonétiquement au nom du fondateur Matsuda. À noter qu’en 1997, Mazda choisit un logo en forme de M figurant des ailes abandonnant ainsi, à la demande de Renault, ceux en forme de losange créés dès 1990.

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Avant de devenir Nissan, la société était connue sous le nom de Datsun. L'entreprise, formée par la fusion de deux constructeurs japonais en 1925, (la société Kaishinsha à Tokyo et une entreprise d’Osaka, la Jitsuyo Jidosha ) s'appelle initialement Dat Jidosha-Seizo et est finalement rebaptisée Nissan en 1934, après une fusion avec l'entreprise Nihon Sangyo. Les voitures produites sont d'abord appelées Datsun et Nissan, puis le nom Datsun est ensuite abandonné, fin des années 1970. Quant au logo, il représente l’horizon sur un cercle symbolisant le soleil levant.

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La première syllabe Ki du mot KIA signifie «Se révéler au monde». La seconde syllabe A est la première lettre du mot Asie. Donc, Kia signifie «l'Asie se révèle au monde». La KIA Motors Company est fondée en 1944 par  Chul-Ho Kim pour fabriquer des composants pour bicyclettes. Mais il faudra attendre neuf ans pour que KIA se lance dans la fabrication d'automobiles sous la marque Asia Motors. KIA est le plus ancien constructeur automobile de Corée. Le 1er décembre 1998, KIA Motors Company a été acheté par Hyundai.

Chrysler-Wings
Passionné par la mécanique et les transports, Walter Percy Chrysler débute sa carrière dans les chemins de fer. Découvrant l'automobile au Salon de New York, en 1908, il se prend d'une nouvelle passion. Il investit toutes ses économies dans l'achat d'une voiture et cherche un emploi dans ce nouveau secteur. Il accepte un poste chez Buick, pour la moitié de son salaire précédent, et gravit peu à peu les échelons. Puis, il reprend la firme Maxwell Motors, qui est au bord de la faillite et lance son premier modèle, la Chrysler Six en 1924. Un an plus tard, il fonde la Chrysler Company.

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Louis Chevrolet
, un Français né en Suisse, était champion de courses cyclistes et pilote de course automobile. Mais c’est aux États-Unis qu’il obtient beaucoup de succès en tant que pilote de courses, si bien que ses exploits le rendant célèbre, il obtient les fonds nécessaires afin de créer sa propre marque de voitures. Au même moment, le président et fondateur de General Motors, William C. Durant, est évincé de son siège suite à des problèmes financiers. Il veut prendre sa revanche contre GM. Il connaît Louis Chevrolet et le contacte afin de l’aider à réaliser une voiture de tourisme. Il veut avant tout utiliser son nom, Chevrolet, déjà réputé aux États-Unis.

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Les origines de la firme se situent en 1909, lorsque Suzuki Michio fonde la « Suzuki Looms Works » près de Hamamatsu (préfecture de Shizuoka / Japon). À cette époque, elle se concentrait uniquement sur des machines à coudre et à tisser destinées à l'industrie textile. C’est en 1952 que la première motocyclette Suzuki voit le jour. Deux ans plus tard, la firme prend le nom de « Suzuki Motors » et présente son premier modèle de voiture, la « Suzulight » qui n’est sorti qu'à 43 exemplaires.

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Subaru vient du nom japonais de la constellation du taureau appelée aussi Pléïades. Six des étoiles de cet amas sont visibles à l'œil nu mais environ 250 peuvent être distinguées à l'aide d'un télescope. Le premier président du groupe « Fuji Heavy Industries », Kenja Kita, a eu l'idée d'appeler cette nouvelle marque automobile Subaru parce que Fuji Heavy Industries a racheté six des douze compagnies du groupe Nakajima Aircraft lors de sa dissolution. Kita a donc vu au travers le nom Subaru le symbole idéal pour exprimer l'unification de ces six compagnies au sein de Fuji Heavy company.

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Il s’agit d’un acronyme pour Svenska Aeroplan Aktie Bologet, ce qui peut se traduire par « Aéroplanes Suédois SA ». La société Saab a été créée en 1937 à l'initiative du gouvernement suédois avec l'aide de capitaux privés, dans le but de fabriquer des avions militaires. Mais après la guerre, la direction prit la décision de diversifier sa production en y incluant les automobiles. Et ironie du sort, la première Saab qui fut présentée à la presse et au public le 10 juin 1947, était dotée d'un profil semblable à celui d'une aile d’avion!

Corinne Sorin

 

 


Par Corinne Sorin - Publié dans : Vie quotidienne
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 00:46

Faites du bruit !

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«Haro sur les vuvuzelas» titre Le Parisien. «Le vuvuzela provoque la polémique» pour La Croix. «Les vuvuzelas ça suffit» lit-on sur le site de TF1. «Vuvuzela: doucement les basses» pour Le Point. «Le vuvuzela déconcentre Ronaldo» rapporte L'Équipe. « Les Vuvuzelas leur tapent sur les nerfs» a-t-on entendu en titre de manchette sur Europe 1. Sur Twitter, les tweets sur les vuvuzelas roulent à un rythme d'enfer. À croire que la star de ce début de Coupe du Monde  n'est nulle autre que cette trompette en plastique qui résonne dans les stades sud-africains!
Pourtant, tout le monde la voulait cette Coupe du Monde sur le sol africain, non? Et qui dit Afrique, dit autre rythme, autre son, traditions musicales différentes, autre ambiance. Que les joueurs, arbitres, supporters des autres nations et même téléspectateurs s'y fassent! Les vuvuzelas  font partie intégrante de la panoplie du fan sud-africain et ce, depuis leur entrée assourdissante dans l'univers du football à l'occasion de la Coupe des Confédérations en Afrique du Sud l'an passé.
Sepp Blatter, le président de la FIFA, a soutenu les supporters locaux demandant aux journalistes qui l'interviewaient: «Voudriez-vous assister à une interdiction des traditions des supporters dans votre pays?» Et toc!

Ancrées dans l'histoire
vuvuzelas.jpg
De son côté, Rich Mkhondo, le porte-parole du comité d'organisation, en réponse à une série de questions sur les vuvuzelas hier, lors de son point de presse quotidien, a déclaré que les trompettes en plastique étaient ancrées dans l'histoire de l'Afrique du Sud, et constituaient une espèce d'émanation des cornes utilisées par les ancêtres pour convoquer des réunions. «En tant qu'invités, s'il vous plaît, embrassez notre culture, s'il vous plaît, embrassez la façon dont nous célébrons l'événement», a-t-il déclaré. «Vous les aimez ou vous les détestez. Nous, en Afrique du Sud, les aimons.» Et re-toc!
Ce débat sur l'interdiction ou pas de ces trompettes ne devrait même pas avoir cours. Il est irrespectueux envers l'Afrique du Sud, hôte de cet événement sportif d'envergure. Et j'insiste sur le mot sportif, parce que pour le moment, on évoque plutôt de façon discrète le jeu, disons, timoré (à l'exception de l'Allemagne) des équipes en lice. «Et si les vuvuzelas étaient l'arme, pas très secrète ni très discrète, de la sélection sud-africaine ?» s'interroge même le magazine Diez au Honduras. On aura tout lu et tout entendu depuis l'ouverture de la compétition. Il y a même l'éditorialiste du très sérieux Wall Street Journal qui n'a pas hésité à mettre le début de sa chronique en CAPITALES... pour être sûr d'être entendu... Imaginez le contraire: un éditorialiste sud-africain qui s'amuserait à critiquer les fans de baseball chantant «Take Me Out to the Ball Game », cet hymne non officiel. Comment réagiraient les Américains? They would be shocked, of course!

Mauvaises excuses

Alors oui, les vuvuzelas émettent un son de 127 décibels, ce qui est supérieur à celui d'un tambour (122 décibels), d'une tronçonneuse ou d'un coup de sifflet de l'arbitre (121,8 décibels), mais ça, tout le monde le savait. Ne me dites pas que nous venons de découvrir l'ambiance qui règne dans les stades africains. Autre pays, autre moeurs. On s'adapte et puis c'est tout. Et surtout on arrête de se trouver des excuses comme ces joueurs qui se disent déconcentrés par les bruits assourdissants de ces trompettes, dont Gourcuff en passant. Les joueurs jouent au football. Les supporters supportent leurs équipes. Les arbitres arbitrent le match. Les journalistes parlent plus fort et tout le monde est content!
Arrêtons cette hypocrisie, sachant d'autant plus que plusieurs joueurs ont déjà dans leurs valises des vuvuzelas en cadeau pour leurs enfants, comme l'a confié le défenseur anglais Jamie Carragher : «j'en ai déjà deux dans mes bagages.» Et re-re-toc!
Corinne Sorin

 

 

Par Corinne Sorin - Publié dans : Humeur
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 17:09

Enfants-travail.jpg

(Photo : © scout.org)

Coupe du Monde oblige, la  Journée mondiale contre le travail des enfants est passée inaperçue hier dans les journaux et sites web. À peine quelques lignes sur le site du Figaro, une petite dépêche AFP, une mention sur Europe 1 et quelques articles ici et là sur des sites africains. Mais pas plus.
Pourtant, quelque 215 millions d'enfants sont au travail pour leur survie, et pour eux l'éducation et le jeu sont un véritable luxe. Sur ces 215 millions d'enfants qui travaillent, 115 millions sont exposés à des travaux dangereux, un chiffre qualifié d'alarmant par le Bureau International du Travail (BIT). Plus de 8 millions d'entre eux se trouvent dans une des «pires formes de travail des enfants» : enfants soldats, prostitution, pornographie, travail forcé, trafics et activités illicites. Et il ne faut pas croire que le travail des enfants ne touche que les pays en voie de développement. En effet, plus de 2,5 millions d'enfants travaillent dans les pays industrialisés et les pays en transition.

Malheureusement, les progrès vers la fin du travail des enfants stagnent, s'essoufflent même selon l'organisation. Le nombre d'enfants qui travaillent n'a que légèrement reculé en quatre ans, de 222 millions à 215 millions, une réduction de 3% seulement. C'est pourquoi, l'organisation veut remobiliser les énergies pour éliminer les pires formes de travail des enfants en 2016. Sous le slogan, « droit au but », en référence bien évidemment au Mondial, le BIT se doit de reprendre de l'élan et espère que cet événement sportif sera une inspiration.

OIT graphique (Photo : © wikipedia)

Hier, des activités se sont donc déroulées dans plus de 60 pays. Elles ont mobilisé des gouvernements, des employeurs et des travailleurs, ainsi que des organisations onusiennes et non gouvernementales. Nombre de manifestations se sont efforcées d'attirer l'attention sur l'initiative « Carton rouge au travail des enfants  », une campagne lancée par l'Organisation Internationale du Travail en collaboration avec la FIFA destinée à utiliser le football pour soutenir les projets d'élimination du travail des enfants. Mais en avez-vous entendu parler? Je crois bien que non.

Alors comment éradiquer ce fléau? Pour contrer cette réalité inacceptable, paraissent de temps à autre des appels au boycott de certaines marchandises réalisées par des enfants misérablement rétribués. Une alternative prise cependant avec beaucoup de méfiance de la part de l'UNICEF, car cette organisation ne voit pas dans le boycott une solution si les enfants restent sans scolarisation et sans autres perspectives.
Voilà pourquoi, l’éducation est souvent citée comme la clé pour l’élimination du travail des enfants. Mais l’éducation ne suffit pas. Le BIT demeure persuadé qu’en associant le travail décent pour les adultes à l’éducation des enfants, en leur ajoutant une bonne dose de volonté politique, l’équation pourrait être résolue.
Cependant, rien de tout cela ne comptera si les paroles ne se traduisent pas dans les actes.

Corinne Sorin

 

 

 

Par Corinne Sorin - Publié dans : Société
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 08:00

Pourquoi tricher ?

À quelques jours des épreuves du bac en France, on apprend qu'en Chine 11 personnes ont été arrêtées pour tricherie au Gaokao, l'examen d'entrée à l'université chinoise dans la province du Guizhou. Du matériel high-tech a été confisqué comme des émetteurs ou des ordinateurs portables. Ces 11 personnes envisageaient de transmettre les réponses à l'oreille des candidats au baccalauréat chinois.

Et pourtant tricher ne sert à rien. Le jeu n'en vaut pas la chandelle : en France, saviez-vous que tricher au bac peut coûter une suspension de tout examen pendant cinq ans, y compris le permis de conduire ? Au niveau national, chaque année, une bonne centaine de cas sont sanctionnés.

Anti-seche.JPGMieux vaut donc y penser à deux fois avant de préparer ses anti-sèches. De toute façon, il serait plus malin pour tous ces étudiants de dépenser leur énergie dans les révisions plutôt que de chercher à déjouer le système, car souvenons-nous des vers de Corneille « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. »

 Au fond, je suis peut-être larguée et trop à cheval sur les principes, mes principes. Mais quand même, ça me dépasse lorsque je lis sur le sérieux site de L'Express un texte qui apprend aux étudiants toutes les astuces pour tricher le jour J. Pas fort! Ils n'ont même plus à se creuser la tête pour trouver les modes de tricherie.

Alors à quand les sujets d'examens publiés sur le web, puis pourquoi pas, les corrigés?

 

Corinne Sorin

 

(Photo : 2010  © Sylvain Deshaies)


Par Corinne Sorin - Publié dans : Société
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 12:09

Cristobal Huet

(Photo : © Jonathan Daniel)

Ce matin, je suis trop contente. Les Blackhawks de Chicago sont champions! Après 49 ans de disette, ils ramènent enfin chez eux la Coupe Stanley. Bien sûr que dans mon coeur, mon équipe préférée, celle que j'encourage et que je défends, demeure le Canadien de Montréal. Mais j'avoue avoir un grand faible pour Chicago, et ce, pour une seule raison:  Cristobal Huet.
Philippe Bozon Deuxième Français à évoluer dans la Ligue nationale de hockey (LNH) après Philippe Bozon (Blues de Saint-Louis), le nom de Huet restera à jamais gravé dans l'histoire puisque, hier soir, il est devenu le premier Français a remporté ce prestigieux trophée.

Le hockey, j'adore ça. Vraiment. Alors quand un Français s'y fait une petite place, «je capote encore plus», comme disent les Québécois.

Quand j'habitais à Montréal, mon mari m'avait acheté la carte de collection de Philippe Bozon. Pour moi, c'était symbolique de posséder sa carte. Parce que Bozon, c'était quand même quatre présences olympiques, douze participations mondiales, 37 points dans la LNH en trois saisons, meilleur buteur avec 57 buts et meilleur passeur de l'équipe de France. C'est lui qui a mené les Français en quart-de-finale aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville et au Mondial 1995. Bref, vous le comprenez, Bozon, c'est un grand. Pourtant, avec la Coupe Stanley dans ses bras, Cristobal Huet vient de faire oublier le numéro 12 aux Français. C'est peu dire.

Alexandre-Rouleau.jpg

L'année dernière, j'ai interviewé Alexandre Rouleau, jeune joueur Québécois de 26 ans, repêché en 2001 par les Pingouins de Pittsburgh en 3e ronde mais qui évolue aujourd'hui pour les Brûleurs de Loups de Grenoble, l'ancien club de Cristobal Huet. Voici ce qu'il me disait à propos de lui: « Les Grenoblois s’identifient complètement à lui. Ils portent son chandail fièrement et avec raison parce que, pour eux, Christobal représente le symbole du courage et de la ténacité. Il n’y a pas une fois où un partisan ne me parle pas de lui. À Grenoble, Huet reste un joueur d’exception. Les gens ont vu sa montée en puissance et de le voir à ce niveau, pour eux c’est vraiment exceptionnel.»
Alors, y aura-t-il d'autres Bozon, d'autres Huet, d'autres Magnus? Cette semaine, j'ai vu des enfants jouer au hockey à côté de l'école de ma fille et ça, ça m'a fait drôlement plaisir, parce que je vous le dis le hockey est un sport excitant et fédérateur. Aussi, je vous invite d'aller encourager les équipes locales lors de la prochaine saison, et pourquoi pas l'équipe nationale. Vous ne le regretterez pas et le hockey pourra enfin s'imposer dans l'Hexagone.

Corinne Sorin

(Photo : 2010  © Sylvain Deshaies)

Par Corinne Sorin - Publié dans : Sports
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 12:48

«Toutes les grandeurs de ce monde ne valent pas un bon ami.»
Voltaire

Après la Fête des voisins, c'est aujourd'hui la Fête des meilleurs amis. Eh oui! Cette tradition qui nous vient des États-Unis, le Best Friends Day, se célèbre le 8 juin. C'est donc l'occasion à chacun de leur dire combien ils nous sont précieux, combien ils nous manquent s'ils sont loin, de se rabibocher s'il y a lieu, bref de se manifester auprès de nos meilleurs amis.
Amies

Pas besoin de vous écrire des lignes et des lignes sur l'importance de l'amitié dans une vie. Vous le savez tous. L'amitié, ce n'est pas compliqué, ça fonctionne tout seul et sans mode d'emploi. L'amitié c'est la joie de se dire à demain ou à bientôt. C'est toi, c'est lui, c'est moi, c'est elle, c'est nous. Rien d'étonnant d'ailleurs que l'amitié soit un thème récurrent pour les écrivains, humoristes et scénaristes. Parce que l'amitié, vous l'avez compris, c'est la vie.

Bonne fête à mes meilleurs amis.

Par Corinne Sorin - Publié dans : Vie quotidienne
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 13:28

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, vient de lancer le chantier des rythmes scolaires en France, qu'il promet d'aborder «sans tabou» ni urgence. Sur les ondes de France Inter, il a d'ailleurs dit que le comité de pilotage rendra ses conclusions courant 2011 et qu'aucune décision ne sera prise avant. «Mon sujet, c'est en clair de réconcilier le temps de l'école, le temps de la société et le temps des familles», a-t-il déclaré. 

Prof Chronobio 02

Photo: 2010 © Sylvain Deshaies

Il semble donc que le ministre ait décidé de suivre le point de vue des chronobiologistes qui pointent depuis longtemps les incohérences du système français, peu adapté, prétendent-ils, aux facultés de concentration des enfants.


Et là je vous entends dire «les quoi ?». Les chronobiologistes ! La chronobiologie (n.f.), c'est, selon Wikipédia, une discipline scientifique étudiant l'organisation temporelle des êtres vivants, des mécanismes qui en assurent la régulation (contrôle, maintien) et de ses altérations. Cette discipline, datant du début des années 70, traite essentiellement de l'étude des rythmes biologiques. La chronobiologie est, par conséquent, une science en plein essor et elle se développe dans différents domaines, comme par exemple :
    • les moments particuliers d´une prise médicamenteuse pour optimiser son action et /ou limiter les effets secondaires.
    • l´importance des phénomènes rythmiques au niveau physiologique pouvant entraîner des variations de performance.

    • la connaissance des rythmes biologiques des espèces animales et végétales ; de leurs capacités de synchronisation en fonction des caractéristiques des milieux.

Deshaies shcool

Mais aujourd'hui, si les chronobiologistes font la une de l'actualité, c'est parce que leurs voix se sont élevées, multipliant les rapports accablants contre le rythme scolaire actuel. D'après un de ces rapports, celui de l’Académie nationale de médecine, loin de profiter aux écoliers, la semaine de quatre jours nuirait à leur santé, serait contre-productive par la fatigue qu’elle engendrerait. Qui dit fatigue, dit difficulté pour apprendre, et soulève aussi la question du risque accru de violence scolaire.

Toutefois, les chronobiologistes seront entendus par les membres du Comité de pilotage au même titre que tous ceux qui sont touchés par la vie de l'École : les organisations syndicales, les fédérations de parents d'élèves, les organisations de lycéens, les représentants du monde associatif, du monde économique et social mais aussi tous ceux dont l'activité est concernée par les rythmes scolaires.

Quoiqu'il en soit, ce nouveau chantier du gouvernement ne laissera personne indifférent et deviendra, sans aucun doute, le sujet de prédilection ces prochains mois de tous les Français, d'autant que comme le déclarait ce matin au journal La Croix, Georges Fotinos, l'ancien responsable du dossier « aménagement du temps et des rythmes scolaires » au ministère de l’Education nationale, «il faut savoir que toucher au calendrier scolaire, c’est provoquer des changements sur des pans entiers de l’économie.» Est-ce que tout le monde sera prêt à faire des concessions ? 

Corinne Sorin

 

Photo: 2010 © Sylvain Deshaies

 


 

 


Par Corinne Sorin - Publié dans : Société
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 13:12

Le recueil de Jean de la Bruyère , «Les Caractères», représente pour moi une inspiration. De toujours, j'ai aimé le regard qu'il portait sur les gens de la cour, sa façon aussi d'exposer les moeurs et les défauts des êtres humains de l'époque. Par cette oeuvre, La Bruyère espérait pouvoir amener l’humanité à corriger ses défauts.

Tout comme lui, j'ai envie de vous proposer à travers ce blogue mes observations, mes espérances, mes humeurs, mes coups de coeur, mes coups de gueule, dans l'espoir de faire avancer les choses ou tout au moins les faire bouger.

Parce que je suis journaliste depuis plus de vingt ans et que j’aime écouter et observer mes contemporains, j'ai eu envie d'explorer un peu plus notre société et de vous livrer, avec mon regard, des instantanés de la vie quotidienne et tout cela, je l'espère, avec humour, simplicité et acuité.

 

Corinne Sorin

 

Par corinnesorin.over-blog.com - Publié dans : Société
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